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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 15:27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil pointait le bout de son nez à l'horizon. Le soleil n'a pas de nez, pourriez-vous objecter, encore moins de bout de nez et vous en auriez bien le droit. Il se levait donc, mais objecterez-vous encore, le soleil ne se lève pas, c'est la terre qui tourne sur elle-même. Très bien, le soleil était décidément en train de pointer à l'horizon et vue la lenteur de nos prémisses, il était déjà pratiquement au zénith.

- Encore une histoire abracadabrante!

- Pinocchio, je ne t'ai pas sonné!

Où en étais-je...

- ... pratiquement au zénith.

Donc le soleil était pratiquement au zénith, ce qui ne rapprochait pas l'horizon.

- Je ne vois pas de soleil!

Ce pantin a l'art de m'interrompre. Il ne voit pas de soleil mais le soleil en est-il moins au zénith de notre histoire? Non. 

Par jamaisvertige - Publié dans : la curieuse compagnie
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 18:36

 

 

verre_deau.jpg

 

 

 

De temps à autre, il jetait vers elle un regard inquisiteur, elle feignait de ne pas s'en apercevoir. Ils étaient immobiles, comme si la distance de l'un à l'autre avait été comblée par un coussin d'ouate. Elle s'amusait de son indécision à lui, de son recours au monde pour le sauver d'elle. Mais sauver quoi et surtout, qui? Elle souriait. Il se noyait dans un verre d'eau qu'elle buvait avec délice. L'eau était intelligente, elle avait une mémoire, elle.

- Je veux la lune, dit-elle.

- Je n'ai que Mars sous la main, avoua-t-il.

- Va pour Mars, se réjouit-elle parce que c'était quand même une planète.

Entre eux, le coussin d'ouate acquérait une douceur magnétique au contact de leurs corps terrestres. 



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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 10:47

 

Valli---Valli.jpg

 

Il pleuvait des cordes et les passants amusés les saisissaient pour se balancer. Comme la nuit était tombée et qu'elle respirait doucement dans le caniveau, les lampadaires s'étaient allumés en coeur dans l'air mouillé comme des étoiles lointaines contemplées par un homme myope.

- Où ai-je donc mis mes lunettes? s'interrogerait-il en balayant du regard son atelier sur lequel un dieu négligent semblait avoir passé la main avant qu'il ne fût sec.

Le dieu négligent de son côté baillait aux corneilles. Il lui venait toujours une bonne idée dans ces moments-là mais cette fois-ci, non. Il était à sec, complètement à court d'idées et retournait ses poches en vain, elles étaient vides.

Les passants de leur côté, continuaient à se balancer aux cordes qui tombaient du ciel, on avait rarement vu spectacle aussi charmant. La nuit humide était délicieuse sur les visages ravis et trempés de bonheur.

Le dieu négligent jugea sans doute qu'à défaut d'autre chose on attendait de lui un geste, un seul, quel qu'il fût. Il saisit une paire de ciseaux et coupa net les cordes.

Les passants se retrouvèrent sans transition les fesses à terre et purent constater personnellement qu'elle est dure.

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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 18:18

 

Michael Wolf

 

 

Si on enlève le rire sur cette planète, il ne reste pas grand chose. À part la guerre je veux dire. Il est très triste de ne plus avoir envie de rire et pourtant cela arrive, ce qui est, d'une part, très triste, on l'a déjà dit, mais encore, dommage, comme on l'a vu pour la raison sus-évoquée, soit, que l'alternative est la guerre, ce qui n'est pas particulièrement réjouissant, vous en conviendrez même si vous n'en avez faite aucune, c'est une des rares choses que l'on croit volontiers par ouïe dire.

On survit alors à soi-même sur une planète sphérique qui tourne autour du soleil. On reste parfois immobile aussi, la terre se passe très bien de nos déambulations pour tourner sur elle-même ce qui présente un avantage non négligeable pour l'Univers qui ne peut attendre que l'on veuille bien jouer pour jouir de son extension.

Toutefois, bien des guerres sont invisibles et tout intérieures qui deviennent visibles par un curieux système d'équivalence entre le micro et le macrocosmos que l'Univers aurait tout aussi bien pu s'épargner mais que, dans sa prodigieuse générosité, il n'a pas résisté à laisser s'exprimer.

Tout cela pour en revenir à nos moutons qui sont nombreux. En ce qui concerne celui-ci, un homme avisé qui en vaut deux a dit :

- Laissez-vous surprendre, par vous-même aussi bien, cessez de vous comporter en terrain conquis tandis que vous ne savez rien de vous-même, figurez-vous des autres. Cessez cette guerre intérieure que vous justifiez avec force raisonnements qui sont d'autant plus comiques que leur inanité se lit sur vos vies entières.

Sur ce, je vais aller voir dans l'autre pièce s'y j'y suis.

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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 18:02

 


Michael Wolf discovered on Google Street View-copie-1

 

 

 

Si on enlève le rire sur cette planète, il ne reste pas grand chose. À part la guerre je veux dire. Il est très triste de ne plus avoir envie de rire et cela arrive, ce qui est, d'une part, très triste bien entendu, mais encore, très dommage, comme on l'a vu pour la raison sus-évoquée, soit, que l'alternative est la guerre, ce qui n'est pas particulièrement réjouissant - vous en conviendrez même si vous n'en avez faite aucune, c'est une des rares choses que l'on croit volontiers par ouïe dire.

On survit alors à soi-même sur une planète sphérique qui tourne autour du soleil. On reste parfois immobile aussi, la terre se passe très bien de nos déambulations pour tourner sur elle-même, ce qui, il faut l'avouer, présente un avantage non négligeable pour l'Univers qui ne peut attendre que l'on y soit pour savourer son extension.

Toutefois, bien des guerres sont invisibles et tout intérieures qui deviennent visibles par un curieux système d'équivalence entre le micro et le macrocosmos que l'Univers aurait tout aussi bien pu s'épargner mais que, dans sa prodigieuse générosité, il n'a pas résisté à laisser s'exprimer.

Tout cela pour en revenir à nos moutons qui sont nombreux, vous le savez. En ce qui concerne celui-ci, un homme avisé qui en vaut deux a dit :

- Laissez-vous surprendre, par vous-même aussi bien, cessez de vous comporter en terrain conquis tandis que vous ne savez rien de vous-même, figurez-vous des autres. Cessez cette guerre intérieure que vous justifiez avec force raisonnements qui sont d'autant plus comiques que leur inanité se lit sur vos vies entières.

Sur ce, je vais aller voir dans l'autre pièce s'y j'y suis.

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