Mardi 9 août 2011
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Si on enlève le rire sur cette planète, il ne reste pas grand chose. À part la guerre je veux dire. Il est très triste de ne
plus avoir envie de rire et cela arrive, ce qui est, d'une part, très triste bien entendu, mais encore, très dommage, comme on l'a vu pour la raison sus-évoquée, soit, que l'alternative est la
guerre, ce qui n'est pas particulièrement réjouissant - vous en conviendrez même si vous n'en avez faite aucune, c'est une des rares choses que l'on croit volontiers par ouïe dire.
On survit alors à soi-même sur une planète sphérique qui tourne autour du soleil. On reste parfois immobile aussi, la terre
se passe très bien de nos déambulations pour tourner sur elle-même, ce qui, il faut l'avouer, présente un avantage non négligeable pour l'Univers qui ne peut attendre que l'on y soit pour
savourer son extension.
Toutefois, bien des guerres sont invisibles et tout intérieures qui deviennent visibles par un curieux système d'équivalence
entre le micro et le macrocosmos que l'Univers aurait tout aussi bien pu s'épargner mais que, dans sa prodigieuse générosité, il n'a pas résisté à laisser s'exprimer.
Tout cela pour en revenir à nos moutons qui sont nombreux, vous le savez. En ce qui concerne celui-ci, un homme avisé qui en
vaut deux a dit :
- Laissez-vous surprendre, par vous-même aussi bien, cessez de vous comporter en terrain conquis tandis que vous ne savez
rien de vous-même, figurez-vous des autres. Cessez cette guerre intérieure que vous justifiez avec force raisonnements qui sont d'autant plus comiques que leur inanité se lit sur vos vies
entières.
Sur ce, je vais aller voir dans l'autre pièce s'y j'y suis.
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