Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

visiteurs


Recherche

lux


Archives

19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:57

Soyez perspicaces, installez Adblock Plus et vous serez libérés de l'intrusion de la publicité, il suffit d'un clic!

Published by Jamaisvertige
commenter cet article
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 14:45

 

 

 

_-_047.jpg

 

 

 

Elle s'approcha de lui qui se détournait.

- Tu sais, je ne te comprends pas, dit-elle pour dire quelque chose de sensé.

Il la regarda, tout à coup curieusement présent à lui-même.

- Moi non plus, dit-il, soulagé de pouvoir prononcer quelques mots.

- Tu ne me comprends pas ou tu ne te comprends pas?

- Les deux!

Il sourit, il avait trouvé une échappatoire heureuse en ce double sens. Elle pensait tout comprendre au contraire mais elle ne voulait pas se limiter à ses intuitions qui sont, on le sait, parfois plus sensationnelles que réelles. Elle voulait que ce soit lui qui se dévoila, librement. Vous devez entrer par vous même, lui avait-on appris.

Published by Jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 17:50

 

 

 

Manolo-Mynolas.jpg

 

 

 

Il était une fois un petit chaperon vert qui ne voulait pas aller chez sa grand-mère.

- Oh! Ce n'est pas à cause du bois, il n'y en a plus.

Ses yeux parcouraient la perspective butée d'une périphérie qui était au centre de son tourment.

- Certes, il faut dire que les raisons d'un éventuel contentement sont difficiles à trouver, mais en vérité, on ne les cherche plus, on est donc assez peu déçu. Non, ça n'est pas cela... Comment dire?

La brise d'été s'insinua entre les murs gris. Quelques brins d'herbe sale défiaient la dalle de ciment horizontal et rappelaient toutefois qu'on était ici sur terre et qu'il s'agissait d'une planète vivante.

- Bon, si je ne m'abuse, ce que l'herbe peut, Dieu le veut... ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus... Oh tout est si loin que j'ai oublié comment on se rappelle!

Le grand méchant loup traversa l'espace, il sortait du supermarché avec ses courses.

Il ne vit pas le petit chaperon vert qui regardait les brins d'herbe comme l'affamé, le pain.

Published by Jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:20

 

À quelque chose, malheur est bon!

 

Un grand merci à overblog qui en l'espace d'une semaine de plein été, nous a imposé la publicité que vous voyez sur cette page : sans nous demander notre avis d'une part et d'autre part, sans discernement aucun, comme vous le voyez bien ici. S'il est douteux, selon beaucoup d'entre nous, de changer les règles du jeu en cours de route - d'autant que migrer, c'est à dire déplacer la totalité de son blog pour la sauvegarder, vers d'autres plateformes n'a longtemps pas été possible depuis overblog - encore plus douteuse est la forme que cette nouvelle intrusion se trouve avoir.

À présent, il est possible de migrer, comme l'ont déjà fait les plus calés d'entre nous, comme par exemple vers Wordpress ou Eklablog.

 

Ne choisissez pas overblog si vous ouvrez un blog aujourd'hui à moins d'aimer les surprises de ce genre.

 

Mais voilà, le fait est que le système produit ses anticorps : pour pouvoir lire tranquillement, téléchargez Adblock Plus, cela prend exactement le temps de quelques clic et vous serez libérés de ces intrusions fatigantes, de ces encarts qui donnent envie de fuir, libérés de la publicité, en bref.

 


Published by Jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:46

 

 

 

sphinx copia

 

 

 

Je n'ai pas la tête sur les épaules. Elle est pourtant au bout de mon cou. Je n'ai pas non plus les pieds sur terre. Et pourtant, ils touchent indéniablement le sol en ce moment même. Ainsi, les pieds sur terre et la tête sur les épaules, je peux toutefois m'extasier devant ces paradoxes qui sont certainement insensés, je n'irai pas dire le contraire. Où ai-je donc la tête si elle est bien sur mes épaules? Il faut croire que je l'ai perdue. Tout en sachant où elle est. Ce qui n'arrange pas les choses, loin de là. Je ne suis pas amante du pilote automatique. Je préfère contempler les décombres d'un monde auquel je ne suis pas attachée. Mes pieds sont ailleurs.

 

 

 

 

Published by Jamaisvertige - dans pro verbe (s)
commenter cet article
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 18:23

 

 

carte-postale.jpg

 

 

Il ne faut pas couper les cheveux en quatre, on l'a déjà dit mais apparemment les amants vont par deux, on ne l'a pas bien entendu, donc on le répète. La vie est trop courte pour couper les cheveux en quatre et on n'a plus le temps de broyer du noir en paix. Car en effet, si on passe son temps à couper les cheveux en quatre, quand va-t-on broyer du noir? À midi? Si l'on cherche midi à quatorze heure, je vous laisse entrevoir l'ampleur de la perte de temps occasionnée par la vanité de la quête. Autant broyer du noir tout de suite, c'est toujours ça de gagné. Une journée ne suffit pas à contrevenir à toutes les bonnes intentions dont est pavé l'enfer.

Published by jamaisvertige - dans pro verbe (s)
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:49

 

 

 

 

livre.jpg

 

 

Il était une fois un petit chaperon vert qui ne voulait pas aller chez sa grand-mère.

- Le loup est dans le bois, je voudrais bien voir ça, après des siècles à me faire dévorer, que j'y retourne comme si de rien n'était!

Ainsi, le petit chaperon vert s'assit sous un arbre et se mit en devoir de lire un livre. À la troisième page, il se mit à bailler aux corneilles qui croassaient dans les buissons.

- Eh bien, les corneilles, vous n'avaient rien de mieux à faire que de croasser comme des grenouilles?

- La grenouille coasse cher chaperon...

- Oui enfin, pour un r on ne va pas non plus en faire tout un plat, se justifia le chaperon vert qui n'était pas allé à l'école car il fallait aussi traverser le bois pour aller s'enfermer dans ce lieu sordide et toutefois utile quand on n'a pas d'alternative. Mais là n'était pas notre propos.

Le petit chaperon vert s'était remis à la lecture de son livre qu'il ne savait pas lire pour échapper à la malice des corneilles.

- Dis donc, petit chaperon, tu n'aurais pas peur du loup par hasard?

- Mais certainement pas!

Sur ces entrefaites, le loup arriva. Le petit chaperon vert sursauta et plongea ses deux yeux incrédules dans ceux de l'animal à la grande bouche.

- C'est pour mieux te manger mon enfant.

- Ce bois est une maison de fous!

Et le petit chaperon vert frappa le loup du livre qu'il ne savait pas lire et alla voir ailleurs s'il y était. Le petit chaperon vert, pas le loup.

Les corneilles se mirent à bailler en regardant la cime des arbres qui se balançait sous le ciel limpide.


Published by jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:26


 



PowerBook Univers keycaps



 

Quand on n'a que l'amour à offrir en partage chante la chanson, on s'assoit sur le trottoir et on regarde les nuages. Que la matière existe mais n'existe pas est une affirmation qui n'aide que très relativement à vivre vu qu'ici-bas, tout se qui peut se faire se fait dans la matière, à travers la matière. L'esprit même est véhiculé par la matière qui est intelligente. Ainsi, malgré tout, on ne répond pas aux seules véritables questions qui rebondissent sur une table de ping pong imaginaire : Qu'est-ce que cette force vitale? Et cette matière qui l'héberge un temps défini? Qu'est-ce que cet amour qu'on éprouve? On pénètre ces questions plus qu'on y répond, on y répond en vivant, on entre dans l'espace qu'elles ont ouvert et on bouge différemment : ce qui allait de soi est étrange et ce qui est étrange va de soi. On suit des yeux les rondes balles de ping pong comme des planètes folles dans l'univers intérieur.

Published by jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:18

 

 

 

branche_arbre_feuilles_vert.jpg

 

 

Il était une fois et c'était une bonne fois. Mais non, c'était une autre fois. Il y avait un système mécanique qui fonctionnait très bien mais un certain drôle se mit en tête que sans lui, il ne fonctionnait plus. Quel découverte et quel courage il lui fallut pour ne pas se sauver en courant! Et quelle ardeur au travail ensuite, à suivre les circonvolutions des engrenages, complexes, il faut le reconnaître. Et voilà notre drôle qui ne sait plus où donner de la tête. Pour commencer, il ne sait rien du rythme auquel se meut la chose. Et donc prend les vessies pour des lanternes, c'est à dire les pauses normales du système pour des avaries qu'il s'évertue alors de résoudre. Son intrusion dans l'harmonie de la chose génère de sérieux problèmes. Qu'il ne sait pas résoudre. Ensuite, en tentant de résoudre les problèmes qu'il a lui-même généré, notre drôle qui en a ainsi créé d'autres, commence à éprouver une anxiété sourde et rapidement, il tombe malade. Il est au désespoir de laisser le système en l'état, chaotique, et ne parvient pas non plus à régénérer son propre corps. Mais cette histoire n'a que trop duré, il est temps de lever les yeux au ciel et d'observer dans le firmament, le sable du désert qui scintille dans les rayons lunaires tomber sur terre. Au matin, la rosée aux vertues miraculeuses ne fera pas plus de bruit que le bleu du ciel.

Published by jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 12:05


 
 
                         
360026026_0.jpg

 

 
Il m'est arrivé quelque chose d'étrange. Mes pas m'avaient portée au zoo. S'il est étrange que mes pas m'aient portée au zoo, il est surtout étrange qu'une chose comme un zoo existe mais là n'est pas la question, non. J'observais une girafe que de nombreux visiteurs semblaient s'attendre à voir sauter de joie. Ils étaient visiblement déçus de la trouver tête basse, comptant les brins d'herbes sans espoir d'arriver à un quelconque résultat. Quand les visiteurs s'éloignèrent, se dirigeant vers la cage des chimpanzés qui allaient sans doute tout autant les décevoir de ce point de vue-là, la girafe s'approcha de moi :
- C'est fou ce que les foules se délectent du spectacle de l'emprisonnement!
- Les foules peut-être mais rarement les individus, répondis-je magnanime.
- Ceci dit, je n'ai pas de montre, continua-t-elle et sans grand à propos, tu comprendras qu'ici, elle ne me sert pas à grand chose. Je ne vais plus au bureau, on est nourri logé...
Puis, comme elle s'était tue, songeuse à nouveau, je continuai pour la distraire :
- Je comprends, je n'en ai pas non plus d'ailleurs. L'avantage avec le temps, c'est qu'il n'existe pas.
- Un peu comme l'espace, ajouta la girafe pensive, et pourtant, comme c'est curieux, parfois il manque cruellement.

Published by jamaisvertige - dans la curieuse compagnie
commenter cet article

Articles Récents