le grand saut
On veut ouvrir des portes mais on a du mal à entrer c'est curieux curieux curieux les portes sont grandes ouvertes devant nous et on reste sur le seuil on tend la corde d'un arc incessament
Dans la cour la scie du menuisier jusque dans l'air bleu humide le passage régulier des voitures un chien aboit la mer serait plate et lisse comme l'huile le matin piquant et limpide les yeux regarderaient droit devant eux loin et ne fixeraient rien
C'est par une nuit de cordes que je commence d'écrire le front tremblant comme si la proue d'un navire s'écrasait à rythme régulier à la surface monstrueuse d'un océan déchaîné les traits de génie fendent l'obscurité humide de la pièce parfois je me lève...
Au seuil de la nuit la conscience se calfeutre elle joue dans un petit coin de la pièce elle joue avec l'infini par la fenêtre un autobus crie et un avion à réaction emporte le bout d'un nez vers les horizons ouverts d'une drôle de maison
AVIS! Soyez les premiers! Inscrivez-vous dans l'annuaire de jamaisvertige
Soyez perspicaces, installez Adblock Plus et vous serez libérés de la publicité, il suffit d'un clic!