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Mardi 25 décembre 2007

(Le titre est un extrait de L'homme-soeur de Patrick Lapeyre)
par jamaisvertige publié dans : jamaisvertige
Samedi 22 décembre 2007

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par jamaisvertige publié dans : jamaisvertige
Jeudi 20 décembre 2007

- Oui alors, selon moi, il est clair que ces maisons préfabriquées sont d'un excellent rapport qualité-prix... Et puis, la finesse avec laquelle elles sont réalisées est des plus rares par les temps qui courent...
- Et ils courent n'est-ce pas, les temps, de nos jours!
- Pierre-Henri vous êtes d'un drôle!... je disais donc...
- Avez-vous vu le dernier film de Zwenziak?
- Un mot : jubilatoire.
- Oui. Je ne l'ai pas vu mais Jean me l'a raconté.
- Les enfants surtout en ont raffolé. A propos, Gérard disait hier que sans la télé il ne s'en sortirait pas en ce moment, Servane est en déplacement...
- Ah c'est vrai, elle avait demandé Dijon...
- Et elle a eu Rungis.
- On n'a pas toujours ce qu'on veut!
- C'est bien vrai! Mais tant qu'il y a de la vie...
Mercredi 19 décembre 2007



POUR ECRIRE PARMIS AVEC UN S

Mais c'est curieux tout de même comme nous vivons parmi des gens pressés.*
Albert Camus, L'envers et l'endroit

POUR ECRIRE VOLONTIER SANS S

N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?**
Georg Christoph Lichtenberg, Aphorismes


* je tiens à noter ici que je concorde en tout et pour tout avec Albert Camus, je suis surprise moi aussi de constater que la vitesse a acquis et pas seulement depuis son accès au trône futuriste, mais très particulièrement ces temps-ci, une aura telle qu'on ne peut la voir passer dans la rue sans s'en trouver définitivement décoiffé.

** je tiens à noter ici qu'apparemment, le paradoxe ne peut tenir sous le même chapeau, toutefois, vitesse aidant, les chapeaux au vent, le paradoxe séjourne dans la même tête tout à son aise.
Mardi 18 décembre 2007

Elle hâta le pas. Le soir tombait à la renverse dans le caniveau. Puis à l'angle droit que faisaient deux rues, elle fit une pause. Immobile devant une vitrine qui l'éclaboussait de lumière électrique multicolore, elle porta une main au visage. Elle semblait redessiner le bord ourlé de ses lèvres. Un sourire s'y hasarda, ténu.
Elle se souvenait. Elle était toute entière à son souvenir, occupée, comble.
- "Alice? C'est bien toi?" Une main s'était posée doucement sur son avant-bras droit. Elle sursauta.
Il paraissait que c'était bien elle. Les mots qu'il lui aurait fallu s'entendre prononcer pour glisser un pont d'elle à ce visage nouvellement extirpé du crépuscule lui montaient aux yeux comme deux larmes d'impatience.
- "Que deviens-tu?" Oui au fait, que devenait-elle? Rapide, elle vit l'oeil de la biche, la patte molle du tigre qui détourne son museau souverain, le singe faire des bonds d'une paroi à l'autre de sa cage.

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